🐈 🐆🐅 Felis Catus... Domesticus ? 🐈 🐆🐅

Rudyard Kipling lisait Ă  sa fille des histoires « comme ça ». Comme ça et pas autrement, il n’y fallait jamais changer un seul mot. La plus connue de toutes s’appelle « Le chat qui marchait tout seul », elle nous donne une bonne, sinon inventĂ©e, explication de la domestication de notre Felis Catus adorĂ©.

Lorsque les hommes vivaient dans des cavernes, le chat avait repĂ©rĂ© que le chien, depuis longtemps ami de ce bipĂšde sans poil, pouvait dormir au chaud prĂšs du feu et manger Ă  sa faim. Nous savons comme notre matou est intelligent et arrive toujours Ă  ses fins et il inventa tout un stratagĂšme pour circonvenir la femme, elle qui semblait bien plus encline Ă  ĂȘtre charmĂ©e par un chat. Il alla lui demander la permission d’entrer dans la grotte et de dormir prĂšs du feu en lui affirmant qu’elle accepterait si le chat pouvait obtenir d’elle qu’elle le fĂ©licite trois fois dans la mĂȘme journĂ©e. Il fit montre de ses talents en amusant l’enfant et en arrĂȘtant ses pleurs, il chassa les souris, il amusa la galerie et ronronna tout son soĂ»l. GrĂące Ă  sa dĂ©brouillardise et Ă  ses capacitĂ©s, il avait gagnĂ© son bol de lait quotidien, sa place prĂšs de l’ñtre et la protection de la femme.

Une lĂ©gende ? Oui bien sĂ»r, mais qui colle si bien Ă  la vĂ©ritĂ© que ça serait dommage de ne pas en tenir compte. Les hommes, dĂšs lors qu’ils quittĂšrent leur job de chasseurs-cueilleurs itinĂ©rants pour ĂȘtre promus Ă  celui d’agriculteur, firent des provisions, des stocks pour l’hiver qui, en ces temps-lĂ , je peux vous l’assurer, n’était pas de la rigolade ! Ces tas de grains de blĂ©, ou de tout autre cĂ©rĂ©ale, entassĂ©s dans des sacs de peau de mammouth, prĂ©sentait une tentation immense pour les rongeurs des environs. Le chat avait, lui aussi, trouvĂ© un nouveau boulot ! MalgrĂ© la peur instinctive qu’il avait de ce grand machin marchant verticalement, le joli poilu s’enhardit et lui croqua les souris qui avaient, entre temps, appris Ă  dĂ©chirer la peau de mammouth. L’homme le laissa faire et ne s’en porta pas plus mal. Comme on dit de nos jours, c’était un « deal win-win », euh, enfin, un accord gagnant-gagnant.

Le chat, notre Fifi d’amour, on commence seulement aujourd’hui Ă  le comprendre, vient sans doute d’un petit fĂ©lin sauvage, de couleur rousse aux pieds blancs, le chat gantĂ©, de son nom de scĂšne, descendant de felis sylvestris libyca, qu’on peut encore rencontrer (avec pas mal de chance) dans sa rĂ©gion d’origine, le Croissant Fertile (posez votre doigt sur la carte et tracez un arc de cercle de la Libye Ă  la GrĂšce en passant par la Palestine et vous avez votre croissant). LĂ -bas, et, selon les Ă©tudes actuelles, depuis sept Ă  dix mille ans, grĂące Ă  ses talents d’exterminateur de rongeurs, il acquit une renommĂ©e impeccable. Il fut aimĂ© et adorĂ© Ă  l’image d’un dieu, d’une dĂ©esse plutĂŽt, la belle Bastet reprĂ©sentant la fĂ©conditĂ© (on connaĂźt le sujet, 
). Les chats furent mĂȘme momifiĂ©s et le meurtre d’un chat Ă©tait trĂšs sĂ©vĂšrement puni en Égypte.

Ayant mis au travail sa belle facultĂ© Ă  faire des chatons comme s’il en pleuvait, le minou put gagner sans problĂšme du terrain et sur les bateaux, avec les caravanes, gagna toute l’Europe oĂč il s’installa parmi les hommes et leurs greniers. Le chat s’établit en Scandinavie oĂč l’emploi Ă©tait bien rĂ©munĂ©rĂ© (la mer n’était pas loin, le hareng abondant) et fort bien considĂ©rĂ©. La dĂ©esse Freya ne faisait-elle pas tirer son char cĂ©leste par des chats ?

Felis catus domesticus envahit aussi l’Asie, Il n’avait qu’à marcher vers l’Est et, traversant la Mer Rouge (copieur ! ça a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© fait!), il vint poser ses coussinets en Afrique. Puis, comme les marins adorent les chats et n’aiment pas les rats, les premiers furent embarquĂ©s sur les navires pour croquer les seconds. Ainsi, le Nouveau Monde Ă©tait Ă  eux. AprĂšs quelques ennuis au Moyen-Âge, on ne peut pas plaire Ă  tout le monde, les choses se tassĂšrent. Le pacte qu’il avait conclu avec les femmes (ah ! Mais lisez donc « le chat qui marchait tout seul », un vrai dĂ©lice), les services apprĂ©ciables qu’il rendait aux hommes, firent que le chat resta dĂ©finitivement parmi les humains.

Ce petit animal nous ressemble, il cherche toujours la meilleure façon d’en faire moins, le meilleur coin pour une sieste mĂ©ritĂ©e ou pas, le meilleur morceau Ă  se mettre sous la dent. Il sait se faire aimer, nous rend bien la tendresse que nous lui portons. Il n’est jamais notre serviteur, il est lĂ , Ă  cĂŽtĂ© de nous, il a quelquefois une façon bizarre de nous dire qu’il nous aime, il ne vient jamais quand on l’appelle, sauf s’il juge qu’il y a quelque chose d’intĂ©ressant Ă  inspecter. Mais un plongeon dans ses yeux nous apporte toute la sĂ©rĂ©nitĂ© dont nous avons besoin.

Il reste, malgrĂ© cette longue collaboration avec nous, le chat qui marche tout seul, tĂȘte haute, queue en l’air façon point d’interrogation, nous gratifiant de sa grĂące infinie dans chacun de ses mouvements. Profitions donc bien de ces bouillottes vivantes et frĂ©missantes, gardons nos fĂ©lins jolis, nos mini-tigres du foyer. Comme quoi, n’est-ce-pas ? Il n’est point besoin d’ĂȘtre gigantesque pour rĂ©ussir dans la vie, voyez les dinosaures 


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